Bulletin Français 1 juin 2015

VERS SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE

Ce mois-ci, nous traiterons d’articles de fond à propos du mouvement paysan pour la souveraineté alimentaire, en commençant par le Sixième Congrès de la Coordination d’Organisations Rurales latino-américaine– Via Campesina (CLOC-VC) qui a eu lieu en Argentine.

Plus de mille délégués venant l’Amérique Latine et des Caraïbes, d’Afrique, d’Asie et d’Europe se sont rencontrés pour une semaine de débats lors d’ateliers et d’assemblées. Ils se sont accordés pour défendre: “la Souveraineté alimentaire soutenue par la réalisation d’une Réforme Agraire Complète et Populaire qui nous donne en retour la joie de prendre soin de la Terre Mère et ainsi de produire la nourriture dont nos peuples et l’humanité doivent pour assurer le développement.”

Voici deux citations extraite de leur déclaration finale :

“CLOC est la flamme, la lumière et les actions de Via Campesina en Amérique latine. Nous emmergeons du coeur même de 500 ans d’histoire où les indigènes, les paysans, la résistance noire et populaire sont nos origines. Cela a initié le mouvement paysan historique et les nouveaux mouvements apparaissant comme une réponse aux processus de démantèlement imposés par les politique néolibérales.

“Nous reprenons force, expérience et luttes et nous élaborons des propositions en fonction des nouveaux moments politiques. Nous mettons en évidence les questions agraires qui sont tout à fait appropriées à la société dans son ensemble et de ce fait, nous devons y faire face avec une stratégie de pouvoir alternatif et populaire.”

Malgré le fait que les petits cultivateurs produisent la plupart de la nourriture consommée par l’humanité, ils son menacés par l’agriculture intensive. Ainsi, les entreprises multinationales essayent d’imposer la production par monoculture pour l’exportation et mettent un monopole sur les graines. Ces multinationales sont soutenues par des lois gouvernementales et par des subventions se situant de plus en plus au niveau international.

Une indienne,Vandana Shiva est une avocate particulièrement éloquente pour le petit cultivateur. Voici l’extrait d’une interview réalisée en Suisse : “La raison pour laquelle les fermes deviennent à la fois moins nombreuses et plus grandes est la conséquence d’une économie fortement tordue qui punit les petits cultivateurs et récompense l’agriculture industrielle. La première aide est de quatre cents milliards de dollars investis dans des subventions au niveau mondial pour des fermes à grande échelle. L’autre récompense est que chaque niveau de la législation, comme les règlements concernant la standardisation de la nourriture, concernant les chaînes de magasins et les lois sur la propriété intellectuelle, mettent un poids énorme sur les petits cultivateurs. Depuis 10.000 ans, ce sont eux qui ont fait le travail. Pourquoi est-ce seulement depuis ce siècle que les petites exploitations -agriculture/élevage – sont devenues non viables ? C’est parce que le modèle économique de l’entreprise agricole a été conçu pour une agriculture à grande échelle. Il a été pensé pour faire disparaitre les petites fermes. Autour de 70 % de la nourriture mondiale est aujourd’hui produite par des exploitations de tailles modestes, qui produisent plus que les grandes fermes, même s’il existe une mythologie qui voudrait nous faire croire que l’agrobusiness est la réponse à la faim dans le monde.

Les petits cultivateurs se mobilisent de plus en plus dans le monde entier. Dans le Guatemala, par exemple, il existe un fort mouvement paysans pour soutenir une loi pour le ‘Développement Rural Intégré’ qui obligerait l’état à aider les gens vivant dans des zones rurales. Le campesinos a gardé sa pression sur le gouvernement pour trouver une solution en maintenant ses manifestations, en bloquant des routes, en occupant l’espace dans la Ville de Guatemala et en exigeant que le gouvernement vote la loi.

Les traités de soi-disant “libre-échange,” négociés à un niveau international par les pays les plus riches, prévoient des aides gouvernementales pour l’agriculture industrielle au détriment de la petite exploitation. Pour cette raison les mouvements paysans sont opposés aux traités. Ils ont designé le 17 avril comme “La Journée Internationale des Luttes Paysannes contre les Transnationales et les Traités de Libre-échange.” Ils ont concrétisé leurs actions par l’occupations de terres, des échanges de semences, des manifestations, des séances de promotion de la souveraineté alimentaire, des événements culturels, des actions directes et des débats.

Les échanges de graines sont importants parce que quelques entreprises transnationales comme Monsanto essayent d’établir des monopoles mondiaux sur les graines. En Uruguay, la 7ème Réunion nationale des Producteurs de Semences créoles et le 6ème Festival national de la Semance créole et de l’agriculture familiale, se sont réunis sous le slogan “Les semences indigènes et la terre sont l’héritage des peuples au service de l’humanité.”

Voici d’autres exemples de résistance par des petits cultivateurs face aux monopoles des graines: Le Ghana, le Mozambique, le Niger, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Mexique, le Venezuela, l’Inde, les Philippines, la Corée du Sud, la Thaïlande, l’Autriche, la France, l’Allemagne, la Grèce et l’Italie. De plus, au Burkina Faso, en Australie, à Porto Rico, aux Pays Bas et en Argentine, des manifestations spécifiquement contre Monsanto se sont déroulées le 23 mai.

En dépit du fait qu’ils sont dirigés par les pays qui soutiennent l’agriculture industrielle, les organisations des Nations Unies spécialisées pour agriculture, se sont récemment réunies pour sonner l’alarme contre la destruction des petites fermes. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture: “Malgré une grande migration des zones rurales vers les zones urbaines, l’extrême pauvreté devient plus concentrée dans les campagnes où il y a des niveaux d’investissements publics et privés inférieurs, une infrastructure plus pauvre et où il existe moins de services ciblés sur les plus vulnérables. La croissance de l’agriculture est plus efficace dans la réduction de la pauvreté que dans d’autres secteurs. Nous avons besoin d’avantage d’investissements de meilleure qualité dans l’agriculture.”

Et selon le Fonds international de développement agricole, “la Plupart de la nourriture que les peuples du monde entier consomment vient des fermes de petits cultivateurs. Ils ne sont pas le problème, mais une partie de la solution. Nous voyons bien les besoins des petits fermiers et leurs difficultés à avoir l’accès à la fois au marchés et aux crédits.”

Malgré les avantages dont bénéficie l’agriculture industrielle, une nouvelle generation de fermiers, en Europe et en Amérique du Nord ainsi que dans le Sud, reviennent à la petite agriculture. Pour comprendre leur motivation, nous avons interviewé ce mois-ci un jeune, agriculteur débutant en France.

      

DÉVELOPPEMENT DURABLE

Burkhina
Marche contre les OGM à Ouagadougou : Procès en règle contre Monsanto

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES



A Century of Women Working for Peace<

DISARMAMENT ET SECURITÉ



US Kills Nuclear-Free Mideast Conference, Citing Israel

DROITS DE L’HOMME



5 brave ways activists are fighting for LGBTI rights worldwide

LIBERTÉ DE L’INFORMATION


Six outils simples pour protéger votre vie privée en ligne (et vous aider à vous défendre contre la surveillance de masse)

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE


Les femmes dans les parlements : regard sur les 20 dernières années

TOLERANCE ET SOLIDARITÉ



Inter-institutional link to promote a culture of peace between Ecuador and Peru

ÉDUCATION POUR LA PAIX


Les Prix de l’Education seront décernés à des dirigeants syndicaux irakien et philippin

Bulletin English June 1 2015

. MOVEMENTS FOR FOOD SOVEREIGNTY .

This month we feature articles about the peasant movement for food sovereignty, beginning with the Sixth Congress of the Latin American Coordination of Rural Organizations-Via Campesina (CLOC-VC) that took place in Argentina. After a week of debates in workshops and assemblies, more than a thousand delegates from across Latin America and the Caribbean, together with delegates from Africa, Asia and Europe, agreed to defend “Food Sovereignty supported by the realization of a Comprehensive and Popular Agrarian Reform (which) gives us back the joy of taking care of Mother Earth and producing the food that our people and humanity needs to ensure its development.”

Here is a quotation from their final declaration:

“CLOC is the flame, the light and the actions of Via Campesina in Latin America. We emerged from the heart itself of the 500-year process of indigenous, peasant, black and popular resistance, which gathered the historical peasant movement and the new movements emerging as a response to the dismantling processes imposed by neoliberal policies. We gather strength, experience and struggles and we build proposals according to the new political moments, highlighting that the agrarian issues are relevant for the society as a whole, and as such, we need to face it with an alternative and popular power strategy.”

Despite the fact that small farmers (peasants) produce most of the food consumed by humanity, they are threatened by industrial farming and multinational companies that are trying to impose monoculture production for export and a monopoly on seeds, both of which are supported by government laws and subventions, increasingly on an international level.

A particularly eloquent advocate for the small farmer is Vandana Shiva from India, as we see from an interview with her in Switzerland: “The reasons farms are becoming fewer and larger is a highly twisted economy that punishes small farmers and rewards industrial agriculture. One reward is the $400 billion in global subsidies for large-scale farms. The other reward is that every step of law-making, such as regulations concerning standardisation of food, retail chains, and intellectual property laws, puts a huge burden on small farmers. For 10,000 years small farmers have done the job. Why only in this century has small farming become unviable? It is because the trade-driven, corporate-driven economic model for agriculture has been designed for large-scale farming. It has been designed to wipe out small farms. Around 70% of the food eaten globally today is produced by small farms. Small farms produce more and yet there is mythology that large scale farming is the answer to hunger”

Small farmers (peasants) are increasingly mobilizing around the world. In Guatemala, for example, there is a strong peasant movement to support a Rural Integral Development law which would oblige the state to assist people living in rural areas. The campesinos have continued to keep the pressure on the government to provide a solution by holding regular protests, blocking highways, and occupying space in Guatemala City, demanding that the government pass the law.

The so-called free-trade treaties, being negotiated at an international level by the most powerful countries, include institutionalized support for industrial agriculture at the expense of small farming, and for this reason these treaties are being opposed by peasant movements. They have designated April 17 as the International Day of Peasant Struggle against Transnational Companies and Free Trade Agreements. Among their actions are land occupations, seed exchanges, street demonstrations, food sovereignty fairs, cultural events, lobby tours and debates.

Seed exchanges are important because a few Transnational Companies such as Monsanto are trying to establish global monopolies on seeds. In Uruguay, the 7th National Meeting of Producers of Creole Seeds and the 6th National Festival of the Creole Seed and family farming, met under the slogan “Native seeds and the land as the heritage of peoples in the service of humanity.” Other examples of resistance by small farmers against seed monopolies are cited from Ghana, Mozambique, Niger, Brazil, Chile, Colombia, Costa Rica, Mexico, Venezuela, India, Philippines, South Korea, Thailand, Austria, France, Germany, Greece and Italy. In several of these countries, as well as Burkina Faso, Australia, Puerto Rico, Holland and Argentina there were demonstrations specifically against Monsanto on May 23.

Despite the fact that they are governed by the countries that support industrial agriculture, the relevant organizations of the United Nations, have recently met to sound the alarm against the destruction of small farms. According to the Food and Agriculture Organization, ““Despite significant rural to urban migration, extreme poverty is becoming more concentrated in rural areas, where there are lower levels of public and private investments, poorer infrastructure and fewer services targeted to the most vulnerable. Growth in agriculture is more effective in reducing poverty than growth in other sectors. We need more and better investment in agriculture.”

And according to the International Fund for Agricultural Development,  “Most of the food that people are consuming around the world comes from smallholder farms. They are not the problem, but part of the solution. We see the need of smallholder farmers to have access to markets and to have access to credit.”

Despite the advantages enjoyed by industrial agriculture, many young people in Europe and North America as well as in the South are returning to small farming. To understand their motivation, we carry an interview in CPNN this month with one such young farmer from France.

      
SUSTAINABLE DEVELOPMENT

argentina
Argentina: CLOC-VC congress for supported food sovereign

WOMEN’S EQUALITY


A Century of Women Working for Peace

DISARMAMENT AND SECURITY



US Kills Nuclear-Free Mideast Conference, Citing Israel

HUMAN RIGHTS


5 brave ways activists are fighting for LGBTI rights worldwide

FREE FLOW OF INFORMATION


6 simple tools to protect your online privacy (and help you fight back against mass surveillance)

DEMOCRATIC PARTICIPATION


Women in Parliament: 20 years in review

TOLERANCE AND SOLIDARITY


Inter-institutional link to promote a culture of peace between Ecuador and Peru

EDUCATION FOR PEACE


Education awards go to Iraqi and Filipino leaders

France: Interview avec un jeune fermier

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un interview pour CPNN par Kiki Chauvin

J’ai fait l’interview suivante avec Armand G., age de 18 ans, qui veut devenir fermier et rester dans le monde rural agricole. Cette interview est dans le context d’une tendance vers la disparition des petite fermes en France. Entre 1970 et 2010, selon l’INSEE, la superficie moyenne des entreprises agricoles en France est passée de 21 à 55 hectares. Mais dans la même période, le nombre des exploitations a chuté, passant de 1,600.000 à 510.000 !

Armand

Question : Pourquoi préfères tu créer une petite ferme plutôt qu’une grande sur le modèles actuel ? 

« Je suis né dans une famille de fermiers et je suis plongé dans cet univers depuis tout petit . Les animaux me sont familiers ; ils sont devenus mes amis et mes complices.  Les grands élevages, les grandes structures ne m’intéressent pas. Je recherche la création d’une petite exploitation en réhabilitant un mode de vie simple et sain en développant le côté artisanal du métier. Je pense m’orienter vers l’élevage de chèvres, et avoir aussi quelques vaches. J’aimerai fabriquer des fromages et les vendre sur les marchés, proposer de bons produits fermiers. Ce serait bien de profiter d’une haute qualité de vie tout en retrouvant des méthodes de fabrications traditionnelles, à l’ancienne, autant pour moi que pour les gens qui consommeront mes produits. Je ne pense pas ‘ à devenir riche’, mais gagner ma vie dans le respect de l’environnement et de la nature en général. Je souhaite créer une exploitation de dimensions humaines.»

Question : As-tu des contacts avec d’autres qui pensent comme toi ?

« J’ai eu l’occasion de voyager aux USA ; j’ai eu la chance de visiter quelques exploitations agricoles. La taille de certaines fermes, comprenant des troupeaux de milliers d’animaux, m’a choqué et a renforcé mon désir d’avoir une exploitation de petite taille ! Ces immensités peuplées ‘’de viande sur pattes’’ signifient usine, industrie où l’animal est une simple marchandise qui rapporte . En revanche, j’ai eu le plaisir de rencontrer des gens dans des fermes de quelques hectares seulement ( chèvres, vaches et brebis laitières ) où il n’y a pas du tout le même esprit. Il y a plus de contacts, de convivialité, d’humanité ; on parle de plaisir retrouvé dans le travail ! Les éleveurs sont proches de leurs bêtes, ils ont plus de temps à consacrer au troupeau , ce qui crée dans la confiance partagée, une qualité de travail facilitée.
En brassant les activités, se retrouve une diversification de produits fabriqués, (par exemple, fromages, yaourts, beurre, tissage, confection de vêtements, et pourquoi pas artisanat l’hiver ?)

« On peut travailler seul au quotidien mais ce nouvel état d’esprit doit faire redécouvrir l’entraide et la solidarité .

« C’est l’opposition entre ‘’l ‘état d’esprit des jolis marchés’’ et celui du marché des grandes marques ! »

« En France, j’utilise Facebook comme lien avec d’autres éleveurs de différentes régions qui m’ont conseillé dans mon apprentissage ; j’apprends le métier avec deux chèvres et trois très jeunes chevreaux . » 

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour la version anglaise de cet article)

Question for this article:

What is the relation between peasant movements for food sovereignty and the global movement for a culture of peace?

(. . . suite)

Question : Quelles sont les conséquences des subventions de l’Etat versées aux grandes fermes ? 

« Les subventions versées sont proportionnelles à la taille de l’exploitation, ce qui veut dire que une grosse ferme est privilégiée car elle touchera de grosses primes, alors que le petit exploitant, c’est à dire celui qui en a le plus besoin , n’aura rien ! »

« Quand la grande l’entreprise bénéficie d’aides financières, elle va être invitée à investir dans du matériel de plus en plus ‘’ performant’’, c‘est à dire s’éloigner de la mécanisation au profit de la robotisation. Tout ceci développe un autre équilibre entre la qualité du travail et la qualité de la production ! Il s’agit de compétition et de profit.

« En même temps, la dépendances aux marques grandes enseignes, comme Danone, Senoble…, aux produits phytosanitaires comme le célèbre ‘’Monsanto’’ prennent l’agriculture-élévage en otage. »

 « En conclusion, je suis convaincu que nous pouvons revenir à une réelle qualité du travail dans l’exploitation d’une ferme avec des valeurs plus simples. Pour moi, il y a de l’avenir dans l’élevage des chèvres, dans un retour respectueux à la terre. J’ai pris conscience du danger de la robotisation ; je pense que nous devons rester au niveau d’une nécessaire mécanisation qui soulage et apporte un confort au travail quotidien qui est très physique. Comme je vous l’ai dit, nous devons revenir à une agriculture de taille plus humaine.».

France: Interview with a young farmer

. . SUSTAINABLE DEVELOPMENT . .

An interview for CPNN by Kiki Chauvin

I made the following interview with Armand G., 18 years old, who wants to become a farmer on a small scale. His plans are against the trend towards the disappearance of small farms in France. Between 1970 and 2010, according to INSEE, the average size of farms in France has increased from 21 to 55 hectares. But in the same period, the number of farms has dropped from 1,600.000 to 510,000!

Armand

Question: Why do you prefer to create a small rather than a large farm on the current models?

“I was born into a family of farmers and I am immersed in this universe since childhood. The animals are familiar to me; they became my friends and accomplices. The large farms, large structures do not interest me. I’m looking to create a small farm rehabilitating a simple and healthy lifestyle by developing the artisanal side of farming. I hope to raise goats, and also have some cows. I would like to make cheese and sell it in the markets, offering good farm products. It would be nice to enjoy a high quality of life while rediscovering traditional manufacturing methods, old, for me and for the people who consume my products. I do not think ‘get rich’ but a living while respecting the environment and nature in general. I want to create a farm of human dimensions. ”

Question: Do you have contact with others who think like you?

 “I had the opportunity to travel to the USA; I had the chance to visit some farms. The size of some farms, including herds of thousands of animals, shocked me and strengthened my desire to have a small operation! In these industrial farms, the animal is only a commodity that pays. However, I also had the pleasure of meeting people from small farms of only a few hectares (with goats, cows and sheep) where there is not at all the same spirit. There is more contact, friendliness, humanity; they speak of the pleasure found in their work! As breeders they are close to their animals, they have more time to devote to the herd, which creates a shared trust and which facilitates quality work. They combine their work with the manufacture of diversified products (cheese, yoghurt, butter, weaving, tailoring and handicrafts).

“One can work alone every day, but in this new mindset one rediscovers mutual aid and solidarity.

“It is the difference between the spirit of local markets and the world of supermarkets and name brands!

“In France, I use Facebook as a link with other breeders from different regions who give me advice as I learn my trade. So far i have two goats and three young kids. ”

(Article continued on the right column)

(Click here for a version of this article in French)

Question for this article:

What is the relation between movements for food sovereignty and the global movement for a culture of peace?

(Article continued from the left column)

Question: What are the consequences of the state subsidies paid to large farms?

“The subsidies are paid in proportion to the size of the operation, which means that a large farm will get the most, while the small farmer, the person who needs it most, will have nothing!

“When the big enterprise gets financial aid, it is more likely to invest in equipment that is more ‘efficient’, tending beyond mechanization to robotization. All this develops a different relation between the quality of work and the quality of production! What matters is competition and profit.

“At the same time, the farmer becomes hostage to big brands, such as Danone, Senoble …, and plant protection products such as those of Monsanto.

“In conclusion, I am convinced that we can return to a real quality of work in the operation of a small farm with simple values. For me, I see a future in the breeding of goats with a return to respect for the earth. I became aware of the danger of robotics; I think we need to remain at the level of mechanization that serves to relieve and brings comfort to the daily work of farming which is very physical. As I have said, we need to return to an agriculture on a more human scale.”

World Education Forum adopts Declaration on the Future of Education

EDUCATION FOR PEACE .

An article from the UNESCO Media Services

A transformative vision for education over the next 15 years has been adopted at the World Education Forum, which concluded today [21 May] in Incheon, Republic of Korea. The Incheon Declaration was welcomed by the global education community, including government ministers from more than 100 countries, non-governmental organizations and youth groups. It encourages countries to provide inclusive, equitable, quality education and life-long learning opportunities for all. The Declaration will underpin the education targets in the Sustainable Development Goals that will be ratified at the United Nations in September.

education

“This Declaration is a huge step forward,” stated the Director-General of UNESCO, Irina Bokova. “It reflects our determination to ensure that all children and young people gain the knowledge and skills they need to live in dignity, to reach their potential and contribute to their societies as responsible global citizens. It encourages governments to provide learning opportunities through life, so that people can continue to grow and develop. It affirms that education is the key to global peace and sustainable development.”

The Incheon Declaration builds on the global Education for All (EFA) movement that was initiated in Jomtien, Thailand in 1990 and reiterated in Dakar, Senegal in 2000. EFA – and the Millennium Development Goal on Education – resulted in significant progress, but many of its targets, including universal access to primary education, remain unfulfilled. Currently, 58 million children remain out of school – most of them girls. In addition 250 million children are not learning basic skills, even though half of them have spent at least four years in school. The Incheon Declaration must finish the ambitious EFA and MDG agendas.

“If this generation of children is to someday reduce the inequalities and injustices that afflict the world today, we must give all our children a fair chance to learn. This must be our collective vision and commitment,” said UNICEF Executive Director, Anthony Lake.

The Incheon Declaration will be implemented through the Education 2030 Framework for Action, a roadmap for governments to be adopted by the end of the year. It will provide guidance on effective legal and policy frameworks for education, based on the principles of accountability, transparency and participatory governance. Effective implementation will require strong regional coordination and rigorous monitoring and evaluation of the education agenda. It will also require more funding, especially for the countries furthest from providing inclusive, quality education. The Declaration and Framework will urge countries to set nationally appropriate spending targets and increase Official Development Assistance to low income countries.

(This article is continued in the column on the right.)

(click here for the French version of this article or here for the Spanish version)

Question for this article:

What is the relation between peace and education?

(Article continued from left column)

Speakers at the closing ceremony included Susan Hopgood, President of Education International, Kishore Singh, Special Rapporteur on the Right to Education, Mohamed Sameh Amr, Chair of UNESCO’s Executive Board, Georg Kell, Executive Director of the UN Global Compact, António Guterres, High Commissioner of UNHCR (via video), Geeta Rao Gupta, UNICEF’s Deputy Executive Director, Keith Hansen, Global Practices Vice President of the World Bank Group, Michaëlle Jean, Secretary-General of La Francophonie, Hwang Woo Yeo, Deputy Prime Minister of the Republic of Korea and Irina Bokova, Director-General of UNESCO.

“We all agree that every student has the right to quality, free, public education,” said Susan Hopgood, the President of Education International – an organization representing more than 30 million teachers and education workers around the world. “However, in order to realize any education goals, students in every classroom must be guaranteed a well-trained, professionally-qualified, motivated and supported teacher. Providing quality education for all will require changes to education systems. To implement the Education 2030 Framework for Action and improve the quality of education, it is fundamental that our education systems are transformed into ones that foster an open and collaborative culture.”

Education is essential to achieving all of the new Sustainable Development Goals. It is necessary to eradicate poverty, boost shared prosperity and broad-based economic growth, and build peaceful, tolerant societies. Today’s Declaration demonstrates the common commitment to deliver this vision. It shows how education can transform lives.

(Thank you to Janet Hudgins, the CPNN reporter for this article.)

Le Forum mondial sur l’éducation adopte la Déclaration sur l’avenir de l’éducation

. . EDUCATION POUR LA PAIX . .

Un article par le Service de presse de l’UNESCO

Une vision de l’éducation pour les 15 prochaines années a été adoptée au Forum mondial sur l’éducation qui s’est clôturé aujourd’hui à Incheon, en République de Corée.
La Déclaration d’Incheon a été saluée par la communauté éducative internationale présente sur place, qui comptait notamment des ministres de plus de 100 pays, des organisations non-gouvernementales et des groupes de jeunes. Elle encourage les pays à assurer une éducation équitable, inclusive et de qualité et un apprentissage tout au long de la vie pour tous. La Déclaration appuie les cibles fixées en matière d’éducation qui figureront parmi les Objectifs de développement durable, ratifiés par les Nations Unies en septembre prochain.

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« Cette Déclaration représente un grand pas en avant », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova. « Elle reflète notre détermination à faire en sorte que tous les enfants et tous les jeunes acquièrent les connaissances et les compétences nécessaires pour vivre dignement, pour développer leur potentiel et devenir des citoyens mondiaux responsables. Elle encourage les gouvernements à fournir des opportunités d’apprentissage tout au long de la vie afin de permettre aux personnes qui le souhaitent de continuer à se développer. Elle affirme que l’éducation est vitale à la paix mondiale et au développement durable. »

La Déclaration d’Incheon s’appuie sur le mouvement international de l’Éducation pour tous (EPT), initié à Jomtien, en Thaïlande, en 1990 et réitéré à Dakar, au Sénégal, en 2000. L’EPT – et l’Objectif du Millénaire pour le développement fixé en matière d’éducation – ont permis des avancées significatives, mais bon nombre de cibles, comme l’accès universel à l’enseignement primaire, n’ont toujours pas été atteintes.

« Si cette génération d’enfants compte un jour réduire les inégalités et les injustices qui touchent le monde aujourd’hui, nous devons donner à chacun de nos enfants une chance d’apprendre. Cela doit être notre vision et notre engagement communs », a plaidé le Directeur exécutif de l’UNICEF, Anthony Lake.

La Déclaration d’Incheon sera mise en œuvre à travers le Cadre d’action Éducation 2030, une feuille de route destinée aux gouvernements et qu’ils adopteront d’ici la fin de l’année. Elle fournira des orientations sur les cadres juridiques et politiques efficaces en matière d’éducation, fondés sur les principes de responsabilité, de transparence et de gouvernance participative.

Sa mise en œuvre nécessitera une coordination régionale, ainsi qu’une évaluation et un suivi rigoureux de l’agenda pour l’éducation. Elle nécessitera également davantage de financement, notamment pour les pays les plus éloignés de l’objectif d’une éducation inclusive et de qualité. La Déclaration et le Cadre inciteront les pays à fixer des objectifs de dépense appropriés au niveau national, et à augmenter l’Aide publique au développement à destination des pays à faible revenu.

(Voir suite sur colonne de droite.)

(cliquez ici pour la version anglaise de cet article ou ici pour la version espagnole.)

Question pour cet article:

El Foro Mundial adopta la Declaración sobre el futuro de la Educación

. . EDUCACIÓN PARA LA PAZ . .

Un artículo del Servicio de Prensa de la UNESCO

El Foro Mundial sobre la Educación adoptó hoy [el 21 de mayo] un enfoque transformador para la educación para los próximos 15 años en la sesión de clausura del encuentro, que tuvo lugar en Incheon, República de Corea. La Declaración de Incheon ha sido bien recibida por la comunidad educativa mundial, tanto por parte de los ministros representantes de más de cien países como por las organizaciones juveniles y no gubernamentales. La Declaración insta a los países a proporcionar a todo el mundo una educación de calidad, inclusiva y equitativa y oportunidades de aprendizaje a lo largo de toda la vida. El texto será la base de las nuevas metas educativas de los Objetivos de Desarrollo Sostenible que ratificarán las Naciones Unidas en septiembre.

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“Esta Declaración es un enorme paso adelante”, afirmó la Directora General de la UNESCO, Irina Bokova. “Refleja nuestra determinación para asegurar que todo niño y joven pueda adquirir el conocimiento y las habilidades necesarios para vivir dignamente, desarrollar su potencial y contribuir a la sociedad en tanto que ciudadanos mundiales responsables. La Declaración también anima a los gobiernos a proporcionar oportunidades de aprendizaje a lo largo de la vida, de modo que la gente pueda seguir creciendo y desarrollándose. Además, reafirma el papel clave de la educación en la paz y el desarrollo sostenible a nivel mundial.”

La Declaración de Incheon parte del movimiento mundial de la Educación para Todos (EPT) que se inició en Jomtien, Tailandia, en 1990, y se reforzó en Dakar, Senegal, en el año 2000. La EPT –y los Objetivos de Desarrollo del Milenio (ODM) en el ámbito de la educación– han conseguido progresos significativos, pero muchos de sus objetivos, incluido el acceso universal a la educación primaria, siguen sin alcanzarse. Actualmente, 58 millones de niños están sin escolarizar y la mayor parte son niñas. Además, 250 millones de niños no están adquiriendo las habilidades más básicas a pesar de que más de la mitad de ellos han pasado al menos cuatro años en la escuela. La Declaración de Incheon debe, en definitiva, concluir las ambiciosas agendas establecidas por la EPT y los ODM.

“Si queremos que esta generación de niños reduzca algún día las desigualdades e injusticias que afectan al mundo hoy en día, al menos debemos dar a todos los niños una oportunidad para aprender. Esta debe de ser nuestra visión común y nuestro compromiso,” expresó el Director Ejecutivo de UNICEF, Anthony Lake.

La Declaración de Incheon se aplicará mediante el Marco de Acción Educación 2030, una hoja de ruta que los gobiernos adoptarán a finales de año. Ésta servirá de guía para poner en marcha marcos legales y políticos efectivos para la educación, con unos principios de gobernanza basados en la rendición de cuentas, la transparencia y la participación. Su aplicación efectiva requerirá una gran coordinación regional y un seguimiento y evaluación rigurosos de la agenda educativa. También necesitará de una mayor financiación, especialmente en el caso de los países que están más lejos de poder ofrecer una educación inclusiva y de calidad. La Declaración y su Marco de Acción instarán a los países a establecer a nivel nacional unos objetivos de gasto adecuados y a aumentar la ayuda oficial para el desarrollo de los países de bajos ingresos.

(El artículo continúa en el lado derecho de la página.)

( Clickear aquí para la version francês o aquí para la version inglês.)

Question for this article:

What is the relation between peace and education?

(Artículo continúa de la parte izquierda de la página)

Entre los participantes en la ceremonia de clausura del Foro se encontraban Susan Hopgood, Presidenta de Education International, Kishore Singh, Relator Especial sobre el derecho a la Educación, Mohamed Sameh Amr, Presidente del Consejo Ejecutivo de la UNESCO, Georg Kelle, Director Ejecutivo del Pacto Mundial de la ONU, António Guterres, Alto Comisionado del ACNUR (vía vídeo), Geeta Rao Grupta, Subdirectora Ejecutiva de UNICEF, Keith Hansen, vicepresidente de Prácticas Mundiales del Banco Mundial, Michaëlle Jean, Secretaria General de la Francofonía, Hwang Woo Yeo, viceprimer ministro de la República de Corea, e Irina Bokova, Directora General de la UNESCO.

“Todos estamos de acuerdo en que todo estudiante tiene derecho a una educación pública de calidad y gratuita,” dijo Susan Hopgood, presidenta de Education International –una organización que representa a más de 30 millones de profesores y personal educativo en el mundo. “Sin embargo, para alcanzar cualquier objetivo educativo, se debe garantizar a los estudiantes que en cada aula habrá profesores bien formados, cualificados profesionalmente, motivados y que dispongan de los recursos necesarios. Proporcionar una educación de calidad para todos requerirá cambios en los sistemas educativos. Para implementar el Marco de Acción Educación 2030 y mejorar la calidad de la educación, es fundamental transformar nuestros sistemas educativos en sistemas que fomenten una cultura abierta y colaborativa.”

La educación es esencial para lograr todos los nuevos Objetivos de Desarrollo Sostenible. Es necesario erradicar la pobreza, impulsar una prosperidad compartida y un crecimiento económico de base amplia, y construir sociedades pacíficas y tolerantes. La Declaración de hoy demuestra el compromiso común para hacer realidad esta visión y confirma que la educación puede cambiar nuestras vidas.

Anti-GMO protesters march against Monsanto in Burkina Faso

. . SUSTAINABLE DEVELOPMENT . .

An article from SPY Ghana

Thousands of activists of the collective citizenship for agro-ecology, of which many Europeans, took to the streets on Saturday [May 23] at Ouagadougou to demonstrate against genetically modified organism (GMO) and the specialized GMO distribution multinational company, Monsanto.

Burkhina

Dressed in red knitting on which one can read “yes to my health, no to Monsanto” and “out Monsanto”, the demonstrators gathered at the Place of the Nation and carried out about 1.5 kilometers march to submit a declaration to Burkina Faso transition authorities.

Burkina Faso economy is largely based on agriculture. The country started in 2009 large scale production of transgenic cotton with the assistance of Monsanto. Since then Burkina Faso extended the practice to food crops such as sorghum, cowpea, potato and onion.

According to Ablasse Compaore of Interzone Association for Rural Development (AIDMR), it is a protest day of farmers against their exploitation that is operated through GMO creation.
“GMOs are means to take away the self-sufficiency of peasants”, he said.

“After the political revolution, we need ecological revolution”, Ablasse Compaore said, alluding to the resignation in October 2014 of the President of Burkina Faso Blaise Compaore amid popular upheaval.

According to Robert Ouedraogo, official of the ministry responsible of agriculture who received the declaration, it is a “legal march” and a “legal expression of opinion”. “I can assure that this declaration will be handled, in a timely manner, to whoever it concerns. It will be considered with great care”, Mr. Ouedraogo said.

(Note: for photos from other manifestations on May 23 against Monsanto in France, Canada, South Korea, Australia, Argentina, Mexico, Holland, Puerto Rico and Chile, as well as Burkhina Faso, see France 24

(Click here for a version of this article in French)

Question for this article:

Marche contre les OGM à Ouagadougou : Procès en règle contre Monsanto

. . DEVELOPPEMENT DURABLE . .

Un article par Abdou Zoure, Burkhina 24

Plusieurs organisations de la société civile ont participé à Ouagadougou à la marche mondiale contre l’emploi des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l’agriculture au Burkina, ce 23 mai 2015. Une manifestation qui a pris les allures d’un procès en règle contre Monsanto, firme américaine spécialisée dans le domaine.

Burkhina

Monsanto est pire qu’Ebola ». « Monsanto, dégage ! ». « Monsanto, non, Ma santé, oui ! ». « OGM, la solution qui devient problème ». Voici, entre autres, les slogans peu amènes qui ont été fourbis ce 23 mai dans les artères de Ouagadougou contre les OGM, en général, et contre Monsanto, en particulier, à l’occasion de la marche mondiale contre les OGM, agrémenté par des discours du président Thomas Sankara appelant à la souveraineté alimentaire des Etats africains.

« Nous ne voulons plus de Monsanto au Burkina ! Plus rien ne sera comme avant », lance Florent Diendéré, membre du Collectif citoyen pour l’agro-écologie, principal initiateur de cette marche. Pour lui, l’expérience du coton Bt a été un échec au Burkina. « Monsanto l’a lui-même reconnu », affirme-t-il.

Les manifestants, ce samedi, en foulant les artères de Ouagadougou, de la Place de la Révolution jusqu’au rond-point des Nations unies où une déclaration a été remise au conseiller technique du ministre burkinabè de l’agriculture, Robert Ouédraogo, sont convaincus que le salut et la santé résident dans les produits biologiques.

Nous pensons que nos paysans ont la capacité de produire suffisamment pour nous nourrir et nous garantir notre santé, déclare Roukiatou Ouédraogo, membre du Secrétariat permanent des organisations non gouvernementale (SPONG). Nous n’avons pas besoin des OGM de Monsanto qui peut prendre des éléments dans un animal et venir mettre dans une plante et nous ne savons pas les conséquences sur notre santé ».

(N.B: Voir France 24 pour des photos des manifs contre Monsanto le 23 mai en France, Canada, Corée du Sud, Australie, Argentine, Mexique, Pays Bas, Porto Rico and Chili, en plus de Burkhina Faso

(Cliquez ici pour la version anglaise de cet article)

Question for this article:

US Kills Nuclear-Free Mideast Conference, Citing Israel

DISARMAMENT AND SECURITY .

an article by Jason Ditz, Anti-War

Four weeks of UN efforts to get together a conference on a nuclear weapons ban in the Middle East ended in failure today, with the US spurning the deal on the conference, citing Israel.

npt

Though the US initially backed the nuclear-free Middle East effort, they later realized Israel is the only nation in the region with such arms, and has since criticized the effort as unfair.

Though US officials have been to Israel in recent days to try to get them to sign off on some vague notion of an eventual nuclear-free Middle East, there was no progress, as Israel won’t even publicly affirm their arsenal.

After failing to get Israel to okay the deal, the US angrily blamed Egypt for the whole thing, saying they’d “cynically manipulated” the process by bringing up Israel’s arsenal at all.

(Question for this article: Can we abolish all nuclear weapons? )

 

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