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Dr David Adams is the coordinator of the Culture of Peace News Network. He retired in 2001 from UNESCO where he was the Director of the Unit for the International Year for the Culture of Peace, proclaimed for the Year 2000 by the United Nations General Assembly.

PORTRAIT: Dr. Denis Mukwege, l’homme qui réparait les femmes dans l’est de la RDC

. . . EGALITE HOMMES/FEMMES . . .

Un article du Centre d’actualités de l’ONU

Lorsqu’en 1999 une femme se présenta à son hôpital avec l’appareil génital détruit par des tirs d’arme à feu, le gynécologue congolais Denis Mukwege crut d’abord à un cas isolé.

Mukwege
Le Dr. Denis Mukwege, directeur et fondateur de l’hôpital de Panzi à Bukavu, en République démocratique du Congo, et lauréat du Prix des droits de l’homme des Nations unies. Photo ONU/Eskinder Debebe

« Mais après environ six mois, je me suis rendu compte que l’histoire se répétait chez d’autres patientes quasiment à l’identique : ‘J’ai été violée, puis ils m’ont introduit une baïonnette ! J’ai été violée, puis ils ont brulé du caoutchouc sur mon appareil génital !’ », s’est remémoré le Dr. Mukwege dans un entretien récent avec la Radio des Nations Unies et le Centre d’actualités de l’ONU.

La pratique qu’il venait de découvrir, née du conflit sanglant qui opposait à l’époque le gouvernement à des groupes armés en République démocratique du Congo (RDC), allait profondément marquer le restant de sa carrière : l’utilisation de la destruction des organes génitaux féminins comme arme de guerre.

« C’est une situation qui nous est tombée dessus », a confié le Dr. Mukwege, pour expliquer la décision qu’il prit alors de consacrer sa vie professionnelle à la chirurgie reconstructrice des femmes victimes de violences sexuelles – une décision qui mettrait par la suite sa vie et celle de ses proches en danger.

Seize ans plus tard, l’engagement du Dr. Mukwege lui a permis de soigner plus de 40.000 victimes à l’hôpital qu’il a lui-même fondé dans le quartier de Panzi à Bukavu, sa ville natale de la région du Sud-Kivu, à l’est de la RDC.

Celui que la presse a surnommé ‘l’homme qui répare les femmes’ s’est aussi forgé une reconnaissance internationale pour son travail, qui lui a valu de nombreuses distinctions, dont le Prix des droits de l’homme des Nations unies, en 2008, et le prix Sakharov, en 2014. A 59 ans, il a également été plusieurs fois pressenti pour le prix Nobel de la paix.

De ce parcours exceptionnel, le Dr. Mukwege dit qu’il est avant tout le fruit des injustices auxquelles il a été confronté, à commencer par son choix précoce de devenir médecin.

Denis Mukwege est né en 1955 à Bukavu au sein d’une famille pentecôtiste de neuf enfants. Adolescent, il avait coutume d’accompagner son père, qui était pasteur, dans ces déplacements quotidiens. Un jour, ce dernier fut appelé au chevet d’un enfant malade.

« Après avoir prié, il commence à plier bagage et fait mine de partir », s’est remémoré le Dr. Mukwege. « Mais moi, je lui dis : ‘Non Papa ! Quand je suis malade, vous priez, mais vous me donnez aussi des médicaments’ ».

Pour toute réponse, son père lui fit remarquer qu’il n’était pas médecin.

« A ce moment, il y a eu comme un déclic dans ma tête et je me suis dis : je veux être médecin pour faire ce que mon père ne fait pas ».

L’enfant, quant à lui, finit par succomber à sa maladie.

Des années plus tard, après avoir suivi des études de médecine au Burundi, le Dr. Mukwege revint au Sud-Kivu pour commencer sa carrière à l’hôpital de Lemera, à une centaine de kilomètres de Bukavu, en tant que pédiatre.

Durant cette expérience, il fut choqué par la découverte des douleurs des femmes qui, en l’absence de soins appropriés, souffraient régulièrement de graves lésions génitales après avoir accouché. Il décida alors de partir étudier la gynécologie-obstétrique en France, avant de retourner à Lemera à la fin des années 1980.

L’éclatement de la guerre du Congo en RDC (alors le Zaïre), en 1996, allait de nouveau confronter le Dr. Mukwege à l’injustice. Le Sud-Kivu se retrouva en première ligne des combats.

Un beau jour, en arrivant à l’hôpital, le Dr. Mukwege trouva l’ensemble de ses patients assassinés, un drame dont il mit longtemps à se remettre.

« Cela m’a pris deux ans avant de sentir que je pouvais à nouveau être utile. Les gens ne s’imaginent pas à quel point on se sent responsable des malades. Et là, quelqu’un vient et les tue dans leur lit ! », a-t-il confié.

A la même époque, le Dr. Mukwege échappa lui-même de peu à la mort dans une attaque. Alors qu’il transportait un malade pour l’évacuer vers la Suède, son véhicule essuya des tirs de balle. Fort heureusement, ni lui ni les autres passagers ne furent touchés.

Se sentant incapable de continuer à travailler à Lemera, le Dr. Mukwege rentra à Bukavu où il fonda l’hôpital de Panzi en 1999, peu de temps avant sa découverte de l’ampleur des violences sexuelles dans l’est de la RDC.

Un rapport publié en juin 2002 par l’ONG Human Rights Watch fait écho aux constats réalisés sur le terrain par le Dr. Mukwege.

Intitulée ‘La guerre dans la guerre : violence sexuelle contre les femmes et les filles dans l’est du Congo’, cette étude s’appuie sur des recherches conduites dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, alors contrôlées depuis 1998 par des groupes armés de Hutus rwandais et de rebelles burundais en lutte contre le gouvernement du Président Laurent-Désiré Kabila (1997 – 2001), l’armée rwandaise et le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD, un groupe rebelle congolais).

Selon ce rapport, la violence sexuelle a été utilisée de façon fréquente et parfois systématique comme une arme de guerre par la plupart des forces impliquées dans le conflit à partir de la fin des années 1990.

Pour la seule ville de Shabunda, « le gouverneur du Sud-Kivu estime que 2.500 à 3.000 femmes et filles ont été violées entre la fin 1999 et la mi-2001 », indique le rapport, qui ne fournit toutefois que peu de données chiffrées à l’échelle régionale.

(Voir suite sur colonne de droite. . . )

(Cliquez ici pour une version anglaise.)

Pregunta(s) relacionada(s) al artículo

Protecting women and girls against violence, Is progress being made?

(. . . suite)

Un autre rapport de Human Rights Watch, datant de juin 2014, indique quant à lui que des dizaines de milliers de personnes ont été violées ou victimes d’autres formes de violences sexuelles dans l’est de la RDC au cours des deux dernières décennies. Intitulée ‘République démocratique du Congo : mettre fin à l’impunité pour les violences sexuelles’, cette étude précise cependant que le nombre exact des victimes n’est pas connu.

Selon le Dr. Mukwege, l’une des difficultés rencontrées pour obtenir des données chiffrées provient du fait que les violences sexuelles étaient et restent encore aujourd’hui un sujet tabou pour les victimes, souvent rejetées par leur propre communauté.

« Les femmes que nous soignons représentent la partie émergée de l’iceberg, car beaucoup d’entre elles ont peur de dire qu’elles ont été violées de crainte d’être répudiées par leur mari », a-t-il expliqué, ajoutant que, si les combats ont aujourd’hui baissé d’intensité dans l’est de la RDC, l’utilisation des violences sexuelles comme arme de guerre par les groupes armés est toujours d’actualité.

Ce tabou est si profondément ancré dans la société congolaise que les auteurs de ces violences, dont certains vivent à proximité de leurs victimes, bénéficient souvent d’une relative impunité.

« La femme, elle, connait le monsieur qui habite en face et qu’elle voit tous les matins, et qui, malheureusement, n’a jamais répondu de ses actes », a déploré le Dr. Mukwege.

Au fil des ans, ce dernier a développé une approche originale, qu’il qualifie de « holistique », pour traiter les victimes, prenant en compte les dimensions à la fois chirurgicale et psychologique, mais aussi les questions de réinsertion sociale et de justice.

« Nous avions commencé en nous limitant à la prise en charge médicale, mais nous nous sommes rapidement rendu compte qu’après avoir été soignées, les femmes refusaient de manger, de boire, de vivre et donc, mourraient également d’une certaine forme de suicide », a-t-il expliqué.

L’hôpital s’est donc doté d’une équipe de psychologues et d’assistantes sociales qui travaillent avec les patientes avant même les interventions de chirurgie reconstructrice.

Pour qu’une fois traitées, les patientes puissent se réinsérer dans leur communauté tout en étant autonomes, le Dr. Mukwege et son équipe travaillent en collaboration avec des ONG qui aident les victimes à se rendre à l’hôpital et leur fournit un soutien économique à leur retour.

« Nous avons constaté que, lorsqu’elles se portent bien physiquement, que psychologiquement elles sentent suffisamment fortes et qu’en plus, sur le plan économique, elles sont autonomes, c’est à ce moment-là que les femmes demandent justice », a expliqué le Dr. Mukwege, qui a créé à cette fin une clinique juridique pour aider les femmes à recouvrer leurs droits et poursuivre les auteurs devant les tribunaux.

Sa volonté de briser le silence entourant les violences sexuelles infligées aux femmes dans l’est de la RDC lui a cependant valu d’être l’objet de nombreuses pressions et menaces. Il fut également la cible de plusieurs tentatives d’assassinat manquées, dont l’une dans le bureau où il réalisait des consultations privées de patients à Bukavu, qui fut criblé de balles. Heureusement, le Dr. Mukwege n’était pas présent lors de l’attaque.

« Qu’est-ce que je fais pour en réchapper. Pas grand-chose. Aujourd’hui, j’ai la protection de la MONUSCO [Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo], que nous apprécions beaucoup à l’hôpital, car certains membres de mon staff ont également également été enlevés, torturés et violés », a-t-il expliqué.

S’il se sent rassuré par la présence de la MONUSCO, le Dr. Mukwege a cependant admis que son travail quotidien à Bukavu s’effectue dans des conditions difficiles et que la loi du silence concernant les violences sexuelles en RDC est toujours une réalité.
En septembre dernier, les autorités congolaises ont notamment interdit la diffusion dans le pays d’un film documentaire retraçant son parcours et les activités de l’hôpital de Panzi.

« C’est un film qui montre la force de la femme congolaise, sa capacité à se prendre en charge, sa résilience. […] Les femmes ont une force intérieure bien plus puissante que celle de ceux qui veulent les détruire », a déclaré le Dr. Mukwege, faisant part de son incompréhension face à la censure dont le film a fait l’objet.

Réalisé par Thierry Michel et Colette Braeckman, ‘L’homme qui répare les femmes – la colère d’Hippocrate’ a été projeté le 22 octobre 2015 au siège de l’ONU à New York, en présence du Dr. Mukwege. Quelques jours auparavant, selon la presse, les autorités congolaises ont annoncé la levée de la décision interdisant la projection du film en RDC.

« On ne peut faire des avancées que si on reconnait en premier lieu qu’il y a un problème. Lorsque l’on reste dans la culture du déni, c’est extrêmement dangereux parce que c’est la seule façon de laisser les femmes dans leur souffrance », a-t-il affirmé.

Le Dr. Mukwege a cependant reconnu que des avancées importantes ont été réalisées au cours des 15 dernières années.

« Nous avons de plus en plus de femmes qui non seulement parlent, mais en plus prennent position et deviennent des activistes pour les droits des femmes », a-t-il salué.

En juillet 2014, le Président de la RDC, Joseph Kabila, a par ailleurs nommé une Conseillère spéciale en matière de lutte contre les violences sexuelles et le recrutement d’enfants, Jeannine Mabunda Lioko Mudiayi, signe que les mentalités sont en train de changer dans le pays.

‘L’homme qui répare les femmes’ a toutefois estimé que beaucoup reste à faire avant de pouvoir crier victoire.

Pour y parvenir, a-t-il dit, la communauté internationale doit redoubler d’efforts afin de lutter contre les violences sexuelles liée au conflit.

Le Dr. Mukwege a également appelé la société dans son ensemble à ne pas considérer cette question sous le seul prisme des femmes et du féminisme.

« Quelle est la valeur de notre humanité si des personnes peuvent se permettre de vendre d’autres personnes pour en faire un usage sexuel, des esclaves sexuels », a-t-il déclaré. « Notre société doit dire non et établir une ligne rouge : si certains actes sont commis, c’est la société tout entière qui doit s’y opposer ».

(Merci à Janet Hudgins, le reporter pour cet article)

Boletín español: el 01 de marzo 2016

. . . LA LUCHA DE ÁFRICA . . .

Hay una lucha épica por el corazón de África entre las fuerzas de la cultura de guerra y los de la cultura de paz. En primer lugar, los ataques de Boko Harem, Al Qaeda, ISIS y Al-Shabaab son las noticias principales en los medios de comunicación comerciales, por no mencionar el potencial de una guerra civil en Burundi y la guerra fratricida en el sur de Sudán. Por otro lado, los muchos artículos recientes en CPNN sobre las iniciativas africanas de la cultura de la paz son una indicación, ¡que es la cultura de la paz que está ganando!

Unión Africana: Burundi se compromete a aceptar observadores de la Unión Africana

La Unión Africana: 26ª Sesión Ordinaria de la Asamblea de la UA concluye con el reconocimiento de los combatientes contra Ébola y con la paz como prioridad del continente

La Unión Africana: el reunión de la Red Panafricana de Sabios

Senegal: la feminista Bineta Diop: Unidas contra la guerra en África

Túnez: llamada a la participación masiva en la primera reunión internacional sobre la educación para la paz

Camerún: la radio comunitaria al servicio de la educación para la paz

Marruecos: los musulmanes proponen consenso para la ciudadanía para todos: la Declaración de Marrakech

Mali: desarrollo de un programa nacional de cultura de paz en Mali: Los expertos en el trabajo

Etiopía: AAPI convocar el 2º Foro de Arts4Peace de Addis Abeba

Congo (RDC): la declaración de los clubes juveniles de la red congo para la paz

Congo (RDC): Goma, Kivu del Norte: El cierre de la tercera edición del Festival de Amani

Sierra Leona: El ministro instó a los delegados a desarrollar una cultura de paz

Gambia: “Los países africanos deben unirse”

Sudáfrica: las mujeres africanas están organizando para recuperar la agricultura frente a las grandes empresas

Chad: Conmemoración del Día Nacional de la paz, la convivencia y la armonía nacional

Como Nestor Bidadanure describe en su artículo “Cómo lograr la libertad prometida“. . . en África, la descolonización legal no ha sido seguida por una ruptura ideológica con el modelo colonial de gobierno entre algunas personas de la élite política… La práctica colonial de divide y vencerás es hasta hoy el arma preferida de las élites políticas extremistas”.

Su conclusión es que “la cultura de paz debe ser pensada y enseñada como un ideal que se pueda conectar y reforzar lo que se ha desatado. Es una teoría integradora y de reconciliación. Es la antítesis del PRI [El populismo radical de identidad]. Es una teoría que sugiere que las diferencias dentro de una nación son un recurso precioso. Nos recuerda que no hay identidad nacional, salvo la diversidad, tanto cultural y humana, de todos sus ciudadanos.”

      

IGUALDAD HOMBRES/MUJERES

African Union
26th Ordinary Session of the AU Assembly concludes with gratitude to Ebola fighters and peace as priorities of the continent

PARTICIPACIÓN DEMOCRATICA

swaby
US: New Haven Peaces Out. A Bit

DESARME Y SEGURIDAD

BurundiBurundi agrees to accept African Union human rights monitors

DERECHOS HUMANOS

drone protest
US: We come to the gates of Hancock Drone Base today to install a memorial of Jerry Berrigan.

LIBERTAD DE INFORMACIÓN

colombia

Colombia: Encuentro Nacional de Educación para la Paz

DESAROLLO SUSTENTABLE

solaires

France expects to have 1000 kilometers of solar routes within 5 years!

TOLERANCIA Y SOLIDARIDAD

Marrakesh
Muslims Advance Consensus for Citizenship for All: The Marrakesh Declaration

EDUCACIÓN PARA PAZ

mayor inauguration
España: DemosPaz, un nuevo instituto de la UAM y Fundación Cultura de Paz

Bulletin français 1 mars 2016

. . LA LUTTE DE L’AFRIQUE . .

Il y a actuellement au cœur de l’Afrique une lutte  épique  entre les forces de la culture de guerre et celles de la culture de  paix. 
D’une part, les attaques de Boko Haram, Al Qaida, ISIS, et Al-Shabaab      , la guerre latente du Burundi et les luttes fratricides au Sud-Soudan font largement la Une des médias  commerciaux. D’autre part, même si les initiatives Africaines pour la culture de la paix ne sont qu’une indication, la culture de la paix gagne tous les jours du terrain et  est en train de gagner ! Il suffit de regarder  les nombreux  articles s’y référant ce mois ci : 

– Burundi: l’Union africaine veut renforcer sa mission d’observation des droits de l’Homme,

– L’Union africaine: la 26ème Session ordinaire de l’Assemblée de l’Union Africaine conclut avec reconnaissance pour les combattants d’Ebola et pour que la paix soit une priorité du continent,

– L’Union africaine: retraite du Réseau panafricain des Sages,

– Sénégal: La féministe Bineta Diop: Unies contre la guerre en Afrique,

– Tunisie: appel à une participation massive à la première rencontre internationale sur l’éducation à la paix,

– Cameroun: la radio communautaire au service de l’éducation à la paix,

– Maroc: les musulmans proposent  un consensus sur la citoyenneté pour tous: la Déclaration de Marrakech,

– Mali : Elaboration d’un programme national sur la culture de la paix au
Mali : Les experts à l’œuvre,

-Ethiopie: AAPI convoque le 2ème Forum Arts4Peace à Addis-Abeba,

– Congo (RDC): Déclaration des clubs des jeunes du conseil des clubs
de congo peace network,

– Congo (RDC): Goma, Nord Kivu: clôture de la 3è édition du Festival Amani,

– Sierra Leone: Le ministre exhorte les délégués à développer une culture
de la paix,

– Gambie: «Les pays africains doivent s’unir»,

– Afrique du Sud: les femmes africaines s’organisent contre le monopole des grandes entreprises pour récupérer l’agriculture,

– Tchad: Commémoration de la Journée nationale de la paix, de la cohabitation pacifique et de la concorde nationale,

Comme Nestor Bidadanure décrit dans son article “Pour Que Vive La
Liberté Promise
” . . . en Afrique, la décolonisation juridique n’a pas
été suivie d’une rupture idéologique avec le modèle de gouvernance
coloniale chez une partie de l’élite politique.. . . La pratique coloniale de diviser pour mieux régner est jusqu’à aujourd’hui l’arme politique préférée des élites extrémistes.”

Il conclut que “la Culture de Paix doit être pensée et enseignée comme
un idéal qui permet de relier et de renforcer ce qui a été délié. C’est
une théorie inclusive et réconciliatrice. Elle est l’anti-thèse du PIR.
C’est une théorie qui permet de penser les différences au sein d’une
nation comme une précieuse richesse. Elle nous rappel qu’il n’y a pas
d’identité nationale hors la diversité tant culturelle qu’humaine de
l’ensemble des citoyens…

      

ÉQUALITÉ HOMMES/FEMMES

Diop

La féministe Sénégalaise Bineta Diop: Unies contre la guerre en Afrique

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE

swaby
US: New Haven Peaces Out. A Bit

DISARMAMENT ET SECURITÉ

Burundi
Burundi: l’Union africaine veut renforcer sa mission d’observation des droits de l’Homme

DROITS DE L’HOMME

drone protest
US: We come to the gates of Hancock Drone Base today to install a memorial of Jerry Berrigan.

TOLERANCE ET SOLIDARITÉ

Marrakesh
Muslims Advance Consensus for Citizenship for All: The Marrakesh Declaration

DÉVELOPPEMENT DURABLE

solaires

La France devrait avoir 1 000 km de routes solaires d’ici 5 ans !

LIBERTÉ DE L’INFORMATION

Nestor

Afrique: Pour Que Vive La Liberté Promise

ÉDUCATION POUR LA PAIX

tunisia
Tunisie: Appel à une participation massive à la première rencontre internationale sur l’éducation à la paix

English bulletin March 1, 2016

. . THE STRUGGLE OF AFRICA . .

There is an epic struggle for the heart of Africa between the forces of the culture of war and those of the culture of peace. On the one hand, attacks by Boko Harem, Al Qaida, ISIS, and Al-Shabaab get the headlines in the commercial media, not to mention potential for civil war in Burundi and the fratricidal war in Southern Sudan, On the other hand, if the many recent articles in CPNN about initiatives for the culture of peace are an indication, it is the culture of peace that is gaining!

African Union: Burundi agrees to accept African Union human rights monitors

African Union: 26th Ordinary Session of the AU Assembly concludes with gratitude to Ebola fighters and peace as priorities of the continent

African Union: Retreat of the Pan-African Network of the Wise

Senegal: The feminist Bineta Diop: United against war in Africa

Tunisia: Appeal for massive particiption in the first international meeting on education for peace

Cameroon: Community radio in the service of peace education

Morocco: Muslims Advance Consensus for Citizenship for All: The Marrakesh Declaration

Mali: Elaboration of a national program for culture of peace: Experts at work

Ethiopia: AAPI Convenes 2nd Arts4Peace Forum in Addis Ababa

Congo (DRC): Declaration of the Youth Clubs of the Congo Peace Network

Congo (DRC): Goma, Nord Kivu: Third edition of the Amani Music Festival

Sierra Leone News: Minister urge delegates to develop a culture of peace

The Gambia: ‘African countries must unite’

South Africa: African women organize to reclaim agriculture against corporate takeover

Chad: Commemoration of the National Day of peace, peaceful coexistence and national harmony

As Nestor Bidadanure describes in his article on How to Achieve the Freedom Promised: “In Africa, the decolonization in the legal sense has not been followed by an ideological break with the colonial model of governance by some of the political elite. . . The colonial practice of divide and rule is continued today as the favorite political weapon of extremist elites.”

He concludes that “The Culture of Peace should be considered and taught as an ideal that ties together and strengthens that which has been torn apart. It is the antithesis of Radical Identity Populism, a theory of inclusion and reconciliation with which we can achieve the freedom promised, an Africa at peace with herself and with the world. It considers the differences within a nation to be a precious resource. It reminds us that there is no national identity except the diversity, both cultural and human, of all its citizens.”

      

WOMEN’S EQUALITY

African Union
26th Ordinary Session of the AU Assembly concludes with gratitude to Ebola fighters and peace as priorities of the continent

DEMOCRATIC PARTICIPATION

swaby
US: New Haven Peaces Out. A Bit

DISARMAMENT AND SECURITY

BurundiBurundi agrees to accept African Union human rights monitors

HUMAN RIGHTS

drone protest
US: We come to the gates of Hancock Drone Base today to install a memorial of Jerry Berrigan.

TOLERANCE AND SOLIDARITY

Marrakesh
Muslims Advance Consensus for Citizenship for All: The Marrakesh Declaration

SUSTAINABLE DEVELOPMENT

solaires

France expects to have 1000 kilometers of solar routes within 5 years!

FREE FLOW OF INFORMATION

colombia

Colombia: National Meeting on Education for Peace

EDUCATION FOR PEACE

tunisia
Tunisia: Appeal for massive particiption in the first international meeting on education for peace

“A Girl in the River-The Price Of Forgiveness”: A Pakistani Film shedding light on the Taboo of our society

. . WOMEN’S EQUALITY . .

A blog by Aleena Naqvi

Filmmaker Sharmeen Obaid Chinoy has once again delivered an Oscar worthy documentary and this time she has focused on one of the most important and least debated topic in Pakistan. The documentary named “A Girl in the River – The Price Of Forgiveness”, is based upon the controversial and yet quite common practice of honour killing in Pakistan. [Editor’s note: This film won the Hollywood best documentary short Oscar on February 28. The blog was published on February 14.]

oscar
Video of Oscar award to Filmmaker Sharmeen Obaid Chinoy

It follows the story of an eighteen year old girl Saba who luckily survived a brutal attack by her own father and uncle. She was able to get justice with the help of the local police who arrested and imprisoned the culprits of this gruesome crime. But unfortunately, Saba succumbs to the pressure of the society and forgives the culprits, as a law exists which allows the guilty people to be forgiven by the victims exists in Pakistan.

Surviving an honour killing assault is a very rare thing and it is virtually impossible to find any Pakistani man who has ever been punished for honour killing. It can be said that honour killing is not even considered a crime in this country which is not just sad but shameful as well.

Do you know:According to Pakistan’s Human Rights Commission there were 791 honor killings in the country in 2010. (Source: Wikipedia)

Sharmeen Obaid Chinoy knew the significance of the story she was telling. Pakistan is a country which is not understood very well in the West. The image of this country in the eyes of the West has not been a very promising one and it has often been linked to Islamic extremism, therefore, it was important to portray honour killing for what it really was instead of getting the wrong message across. Honour killing in Pakistan has nothing to do with faith and religion, it is rather a “premeditated, cold-blooded murder” and there are very different forces that are at play in it.

(Article continued in right column)

Question related to this article:

Protecting women and girls against violence, Is progress being made?

(Article continued from left column)

There are certain different factors which play an important role in existence of this crime. They include involvement of the state, the influence of local elders, there is a silent battle between women’s rights and need for family compromise, the financial insecurity and problems versus the fight for justice.

The main objective of this documentary is to tell the story of Saba and make people realize that killing Pakistani women in the name of honour is a crime. People will never try to stop or fight against it if they do not think of it as anything wrong. Sharmeen Obaid says that it essentially forces people to ask themselves questions like whether or not this act stands any good place in our religion at all. Should it be a part of our culture? Being a human how can we ever allow such a brutal and hideous thing to happen in our society? How important is it to stop it and consider it a crime?

The recognition that this Pakistani film has got on the international level is very useful in making people aware of the necessity to fight against it. Chinoy was much surprised by the level of attention that was given to Saba’s case by the services of the government. Their attitude and behavior allows people to challenge the parts of the system that did not work in favor of the victim.

Sharmeen Obaid Chinoy has planned to arrange the screening of the documentary in several colleges and schools all across Pakistan. An Oscar nomination was also able to bring the attention of Prime Minister Nawaz Sharif to this vital matter. Hopefully it will have a lot more impact in this country and will help in prevention of this crime in the near future.

[Editor’s note: Following the Oscar award, Prime Minister Nawaz Sharif praised the award and stated that his government is in the process of pushing a law to stop the killings. He said “Women like Ms. Sharmeen Obaid-Chinoy are not only a pride for the Pakistani nation but are also a significant source of contribution toward the march of civilization in the world.”]

Burundi agrees to accept African Union human rights monitors

DISARMAMENT & SECURITY .

An article from Deutsche Welle

Burundi has agreed to accept the deployment of 100 human rights observers and 100 military monitors as months of political violence raises concern the country could fall back into deadly civil war, the African Union said on Saturday.

Burundi
Photo of the AU delegation by Agence France Presse

The leaders of South Africa, Gabon, Mauritania, Senegal and Ethiopia have been in Burundi this week meeting with representatives of the opposition and government to prevent escalation of a crisis that has killed more than 400 people and displaced at least a quarter of a million in the past 10 months.

The AU said in a statement that “the solution to Burundi’s political problems can be attained only through inclusive and peaceful engagement.”

The African body assigned Ugandan President Yoweri Museveni to act as a mediator to foster dialogue between President Pierre Nkurunziza and the opposition.

Nkurunziza had previously said he would oppose an AU mission in the country, which has been in crisis since last April when he announced a bid to run for a third term despite a constitutional two-term limit. He was elected to a third term in July in an election boycotted by the opposition.

The re-election turmoil and a failed coup attempt in May spawned a deadly wave of violence across Burundi, with the opposition and government tied to bombings, disappearances, murders and abuse.

Nkurunziza has accused neighboring Rwanda of fomenting violence and backing the opposition, charges that US officials have said carry some weight.

Earlier this week Nkurunziza met with UN Secretary General Ban Ki-moon and said he would engage in dialogue with the opposition.

(Click here for a version of this article in French.)

Question for this article:

Burundi: l’Union africaine veut renforcer sa mission d’observation des droits de l’Homme

.DESARMAMENT & SECURITE.

Un article de L’Algerie Presse Service

La délégation de l’Union africaine au Burundi a décidé d’augmenter le nombre de ses observateurs des droits de l’Homme et de ses experts militaires dans le pays en proie à une crise, a indiqué samedi dans un communiqué le président sud-africain Jacob Zuma, chef de cette délégation.

Burundi
Photo de la délégation de l’UA par l’Agence France Presse

“L’UA va déployer 100 observateurs des droits de l’Homme et 100 experts militaires pour surveiller la situation”, selon le communiqué diffusé sur le site de la présidence sud-africaine.

Dépêchée par l’UA, la délégation emmenée par M. Zuma et composée des présidents mauritanien, sénégalais, gabonais et du Premier ministre éthiopien, s’est rendue jeudi et vendredi à Bujumbura pour tenter de débloquer la crise politique dans laquelle est plongé le Burundi depuis 10 mois.

Elle y a notamment rencontré le président Pierre Nkurunziza, deux des rares chefs de partis d’opposition à ne pas avoir fui le pays, des membres de la société civile, des autorités religieuses et un ancien président. La grande majorité des responsables de l’opposition et de la société civile indépendante est actuellement en exil.

La délégation de l’UA “a exprimé son inquiétude face aux niveaux de violence, aux pertes de vies humaines et à l’instabilité politique dans laquelle se trouve le pays”, poursuit le communiqué.

“Nous pensons fermement que la solution des problèmes politiques au Burundi ne peut être trouvée que par le biais d’un engagement inclusif et pacifique” des parties.

Le président ougandais Yoweri Museveni, médiateur de l’UA dans cette crise, “organisera un dialogue inclusif le plus tôt possible auquel participeront tous les acteurs importants” de la crise.

La délégation de l’UA, dans son communiqué, appelle également la communauté internationale à “reprendre son aide au Burundi, comme le demande le peuple burundais”.

La crise au Burundi est née de la volonté du président Pierre Nkurunziza de se maintenir au pouvoir pour un troisième mandat, qu’il a obtenu en juillet 2015.

Les violences, désormais armées, ont déjà fait plus de 400 morts et poussé plus de 240.000 personnes à quitter le pays, selon des estimations.

(Cliquez ici pour une article en anglais de ce sujet.)

Question for this article:

Colombia: National Meeting on Education for Peace

FREE FLOW OF INFORMATION

Presentation of the final report

Thinking about Education for Peace is the fruit of the National Conference on Education for Peace, held in Colombia on 1 and 2 October 2015. In this gathering there emerged ways of building and living life, led by youth, women, men weaving their daily lives amid resilient and creative practices that challenge and redefine the imaginary and cultural references that have sustained various types of violence.

colombia

The National Meeting on Education for Peace, was undertaken with the following objectives: 1) to articulate experiences and facilitate exchange of knowledge on education for peace among different actors and sectors of society from the perspectives of education for peace and building cultures of peace; 2) Generate a reflection with a broad spectrum on the challenges that the current situation presents to education for peace, in both social organizations and educational institutions at all levels, and 3 ) Promote a consensus to generate public policies in education for peace.

We have considered it essential to collect the experience of the National Meeting on Education for Peace. Therefore, we set out to investigate the question: What is the agenda of peace education that was proposed at the national meeting? Of course it is ambitious goal to record all the wealth, conversations, practices, concerns, desires and diversity of this meeting. However, this report, Thinking about Peace Education, aims to highlight the main commitments emerging from the many conversations that took place on 1 and 2 October at the National Meeting on Education for Peace. Therefore, we have structured this publication as follows:

(Article continued in right column)

(Click here for the original Spanish of this aricle.)

Question(s) related to this article:

What is happening in Colombia, Is peace possible?

(Article continued from left column)

CROSSROADS, to account for the genesis of this meeting and its coordinates in the processes of peace building, which for more than two decades have been promoting different actors in Colombia, in the context of education for peace, from the convergence of diverse, new synergies, dynamics and actors scenarios evidence.

METHOD, to account for the methodological proposal for the meeting, which involved 652 assistants, from twenty departments, representatives of two hundred eighty organizations that take actions for peace education.

COMMITMENTS for peace education, to account for the hopes and commitments that emerged at the National Meeting on Education for Peace, from a reading exercise of the conversations were in the meeting and can guide actions and processes different scenarios.

SOME PROPOSALS to account for proposals for concrete actions that emerged in several of the workshops. The actions are grouped into several areas: social mobilization, generation and strengthening of public policy, university chairs for peace, human rights education and administrative and institutional framework.

OTHER PERSPECTIVES, to account for reflections and perspectives by the foreign and domestic guests at the National Meeting on Education for Peace: The professors Alicia Cabezudo, Rosa Ludy Arias Campos, Marina Caireta Sampero, Janet Gerson, David Adams, and Carlos Eduardo Martinez Hincapie, wanted to bring some elements from what they felt and observed in relation to their own experiences and studies on education for peace.
This publication was edited by a group of people from several of the founding organizations of the National Conference on Education for Peace, who collected the agreements and proposals from the table convenors in order to guide the methodological and systematic processes.

We hope this publication Thinking about Peace Education will be a contribution to building cultures of peace in Colombia, as an effort to contribute to the many initiatives and processes that are interwoven in the search for a country reconciled and peaceful.

Colombia: Encuentro Nacional de Educación para la Paz

. LIBERTAD DE INFORMACIÓN .

Presentación del informe final

Pensar en educación para la Paz, es una publicación fruto del Encuentro Nacional de Educación para la Paz, realizado el 1 y 2 de octubre de 2015. En este espacio de encuentro emergieron formas de construir y habitar la vida, lideradas por jóvenes, mujeres, hombres, que tejen su cotidianidad en medio de prácticas resistentes y creativas, que cuestionan y resignifican imaginarios y referentes culturales que han sostenido diversas violencias.

colombia

El Encuentro Nacional de Educación para la Paz, se realizó con los objetivos de: 1) Poner en diálogo estas experiencias y facilitar el intercambio de saberes sobre la educación para la paz entre distintos actores y sectores de la sociedad desde la perspectiva de la educación para la paz y en torno a la construcción de culturas de paz; 2) Generar una reflexión de amplio espectro, sobre los retos que el contexto actual le presenta a la educación para la paz, tanto en las organizaciones sociales como en las instituciones educativas de todos los niveles que trabajan en esta dirección en el contexto nacional y 3) Potenciar acuerdos para la generación de políticas públicas en educación para la paz.

Consideramos fundamental recoger la experiencia del Encuentro Nacional de Educación para la Paz. Por ello, nos propusimos indagar alrededor de la pregunta ¿Cuál es la agenda de educación para la paz propuesta en el encuentro nacional? Desde luego que es ambicioso registrar toda la riqueza, las conversaciones, las prácticas, las preocupaciones, los anhelos y la diversidad de este encuentro. Sin embargo, Pensar en Educación para la paz, tiene por objetivo evidenciar las principales apuestas que emergen de las múltiples conversaciones que tuvieron lugar el 1 y 2 de octubre en el Encuentro Nacional de Educación para la Paz. Por ello hemos estructurado esta publicación de la siguiente manera:

Un cruce de Caminos, para dar cuenta de la génesis de este encuentro y sus coordenadas en los procesos de construcción de paz, que durante más de dos décadas han venido impulsando distintos actores en Colombia, en el marco de la educación para la paz, desde el que se evidencia la convergencia de actores diversos, nuevas sinergias, dinámicas y escenarios.

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Question related to this article:

What is happening in Colombia, Is peace possible?

Ver el boletín de CPNN: Colombia se prepara para la paz.

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Un método para encontrarnos, para dar cuenta de la propuesta metodológica, que facilitó el encuentro de seiscientos cincuenta y dos asistentes, provenientes de veintisiete departamentos del país, representantes de doscientas ochenta organizaciones que realizan accio- nes de educación para la paz.

Pensar en educación –Apuestas para la paz, para dar cuenta de las apuestas que emergen en el Encuentro Nacional de Educación para la Paz, a partir de un ejercicio de lectura de las conversaciones que se tuvieron en el encuentro y pueden orientar acciones y procesos en distintos escenarios.

Algunas propuestas para la acción, para dar cuenta de las propuestas de acciones concretas que se dieron en varias de las mesas de trabajo. Estas acciones se agrupan en varios campos: la movilización social, la generación y fortalecimiento de política pública, la Cátedra para la paz, la educación en derechos humanos y el andamiaje administrativo e institucional.

Otras miradas, para dar cuenta de las reflexiones y miradas que hicieron los invitados extranjeros y nacionales, en el marco del Encuentro Nacional de Educación para la Paz: Las profesoras Alicia Cabezudo, Rosa Ludy Arias Campos, Marina Caireta Sampero, Janet Gerson y los profesores David Adams, y Carlos Eduardo Martínez Hincapié, quisieron aportar algu- nos elementos desde lo que sintieron y observaron en relación con sus propias experiencias y estudios que sobre la educación para la paz y la paz misma han venido realizando.

Esta publicación estuvo a cargo de un grupo de perso- nas de varias de las organizaciones convocantes del Encuentro Nacional de Educación para la Paz, que recogieron los acuerdos y propuestas de la mesa de convocantes, para orientar los procesos metodológicos y de sistematización.

Esperamos que esta publicación Pensar en Educación para la paz, sea un aporte a la construcción de culturas de paz en Colombia, como un esfuerzo por contribuir a las múltiples iniciativas y procesos que se entretejen en la búsqueda de un país en paz y reconciliado.

Documentary Review: “Where to Invade Next” by Michael Moore

EDUCATION FOR PEACE .

A film review by Ulkar Alakbarova

Each country has its own issues. Some have more, some have less. But one country has more internal issues than any other country in the world – The United States of America. In Michael Moore’s WHERE TO INVADE NEXT, you will discover some interesting facts that will make you wonder as to how is it possible that the greatest country on Earth can’t make its own people achieve the dream life they should have had a long time ago?

Moore
(click on photo to enlarge)

The idea of Moore’s documentary film is to invade a particular country that has something that the Americans don’t have. Moore begins his first trip with Italy, where he meets a charming middle class Italian couple, who tell us their lifestyle. From them, you will find out that every Italian is entitled to 8 paid weeks of vacation, two hours of lunch break, 15 days of vacation for newly married for their honeymoon, and 5 months of fully paid maternity leave. Moore strongly emphasizes here how important it is for Americans to implement this idea in the U.S. where, by law, every American is entitled to have only ‘0’ paid statuary vacations.

The second country the filmmaker invades is France, where he shows the importance of educating children to eat healthy food. While he takes us to a rural, and if I can say, not to a rich city at all, the food children are given in the school is equal to 5 stars’ restaurant in the North America. Instead, Moore shows the meal American students eat in the school: defrosted pizza and strange meal that looks like it had been kept in the fridge for ages. Moore’s third country being invaded is Finland, which offers the best education in the world, while Slovenia offers free University education. Saying that, it certainly looks like the richest country in the world is way behind those who have the annual budget a hundred times less than the United States.

WHERE TO INVADE NEXT is a great example of what a single country must do in order to make the life of its own people less stressful. Moore’s aim here is not to insult or embarrass his fellow Americans, but rather, make them to admit the gaps they have, and the urgency to fill it as soon as possible. It compares the prison system of Norway against the U.S., where no longer the rule being invented by the founders of the Great Nation: “no cruel or unusual punishment” is being followed.

In the end, this film can make you laugh, while, it`s uncomfortable truth may some viewer`s feelings. it touches quite a serious subject matter that somebody must look into. It reveals the negative side of American society that could not learn from past lessons. However, the filmmaker still looks optimistic, hoping that the ideas he claimed from foreign countries will help his country to restore its name before its citizens. Saying that, this film may be about America, but in the meantime, it’s about every country in the world that must face the issues they have, and fix it, if they want our next generation to have a prosperous future. But before it happens, allow yourself to be invaded by Moore`s brilliant film, that must be seen by everyone.

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